Discours de SM Philippe NJOWE, lors du lancement du Guichet Producteurs à Bankim

Discours de SM Philippe NJOWE, lors du lancement du Guichet Producteurs à Bankim

Sa Majesté Philippe NJOWE a prononcé ce discours en sa qualité de Représentant des producteurs de l’Adamaoua, le 10 septembre 2021, à Bankim. C’était à l’occasion du lancement, dans la région, de la campagne de sensibilisation, d’information et de formation des producteurs et autres acteurs sur le Guichet producteurs.

– M. LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE ET DU DEVELOPPEMENT RURAL ;

– M. LE MINISTRE DU COMMERCE ;

– M. LE PREFET DU DEPARTEMENT DU MAYO BANYO ;

– M. LE SOUS-PREFET DE L’ARRONDISSEMENT DE BANKIM ;

– M. LE MAIRE DE LA COMMUNE DE BANKIM ;

– HONORABLES MEMBRES DU PARLEMENT ;

– RESPONSABLES DES PARTIS POLITIQUES LEGALISES ;

– DELEGUES ET CHEFS SERVICES PUBLICS, PARAPUBLICS ET PRIVES ;

– RESPONSABLES DES FORCES DE MAINTIEN DE L’ORDRE

– LEURS MAJESTES ;

– CHERS PRODUCTRICES ET PRODUCTEURS CACAO-CAFE DE LA REGION DE L’ADAMAOUA ;

– POPULATION DE L’ARRONDISSEMENT DE BANKIM.

C’est avec un réel plaisir et un sentiment de joie, que les producteurs, les agriculteurs et la population de la Région de l’Adamaoua et celle de l’arrondissement de Bankim en particulier vous accueillent en ce jour spécial consacre à la campagne de sensibilisation, d’information et de formation des producteurs et autres acteurs sur le « guichet producteurs » du FODECC. Chers membres du gouvernement croyez-moi, nous en sommes particulièrement émus.

Mesdames et messieurs, la région de l’Adamaoua, le département du Mayo Banyo et l’arrondissement de Bankim sont composés d’une population essentiellement paysanne. L’agriculture, secteur primaire de notre économie au niveau national, constitue l’activité principale de cette population. On y cultive presque tout : maïs, ignames, macabos, maniocs, patates, haricots, riz, bananes et plantains.

Plus particulièrement, l’arrondissement de Bankim est constitué d’une plaine. Cette richesse géographique fait de cet arrondissement une zone a forte production du café, et du cacao. Nous comprenons ainsi l’intérêt capital que le gouvernement accorde à l’arrondissement de Bankim, pôle de grande production.

Ainsi, nous croyons que la campagne de sensibilisation, d’information et formation initiée par le ministère de l’agriculture et du développement rural, appuyée par le ministère du commerce et destinée aux producteurs que nous sommes, trouve tout son sens. Elle va booster la qualité et la quantité de notre production et améliorer la vente de nos produits sur le marché au niveau local et international.

Il nous faudra pour cela nous atteler aux différents apports que le gouvernement nous a déjà apporté, aux difficultés que nous rencontrons au quotidien et aux aspirations, sollicitations que nous attendons de la part du ministère de l’agriculture et du développement rural mais, aussi au ministère du commerce.

En termes d’apports, le gouvernement à travers le ministère de l’agriculture et du développement rural, du ministère du commerce, nous a apporté des appuis multiformes. Ces appuis s’illustrent entre dons et projets. C’est dans cette optique qu’on peut citer : les dons en intrants agricoles, les engrais, la distribution des pépinières de cacao et café robusta, les financements de certains projets des gics et coopératives, des appuis techniques des espères des différents ministères, du projet d’assainissement de la commercialisation interne du cacao et du café (construction d’une usine de décortiqueuse de café a Mvoubam) etc. . . .

Les difficultés que les agriculteurs et producteurs de cacao-café rencontrent sont de divers ordres. Elles s’expriment en termes de manque de produits agricoles et de manque d’infrastructures de production. Le café et le cacao dans la Région de l’Adamaoua et dans l’arrondissement de Bankim en particulier connaissent des difficultés énormes.

Le changement climatique y passe par là. Ces dernières années par exemple, on note un phénomène étrange. Les plantes et les feuilles de cafés ont connu un assèchement radical. Le phénomène des chenilles défoliatrices qui causent des pertes considérables a la production du café et cacao chaque année. Le manque d’infrastructures et matériels adaptes pour une bonne production. L’enclavement des zones de production, qui ne facilite pas le trafic des produits vers les grandes métropoles. Le prix d’achat très faible du kilogramme du café. Ce dernier point est véritablement à l’origine du désintéressement et d’abandon des plantations du café et cacao par les agriculteurs et autres acteurs.

Une fois ces difficultés que rencontrent les producteurs de café et cacao présentées, il convient de soumettre à l’appréciation du ministre de l’agriculture et du développement rural et au ministre du commerce, un certain nombre d’attentes.

Pour pérenniser les acquis et développer le secteur cacao café dans la Région de l’Adamaoua et particulièrement dans l’arrondissement de Bankim, il nous faut :

  • La revalorisation du prix du kilogramme du café et cacao ;
  • La multiplication des campagnes de sensibilisation ;
  • La promotion du secteur cacao-café ;
  • L’accompagnement financier des GIC et coopératives du secteur cacao café ;
  • L’appuis des experts techniques du ministère de l’agriculture et du développement rural ;
  • L’assistance permanente du ministère du commerce ;
  • Les dons en intrants (engrais, pépinières) et produits de traitements (insecticides, fertilisants) ;
  • Le désenclavement des pôles de production ;
  • Les appuis en matériels de production.

Messieurs les membres du gouvernement, comme vous le savez, notre localité est un véritable bassin de production agricole. Le café et le cacao sont de principales cultures de notre agriculture.  Le choix porte à notre localité dans le cadre du lancement officiel du guichet producteurs cacao-café a été juste et nous fait honneur. Nous croyons en vous, et savons qu’a l’issue de ce rendez-vous important, les agriculteurs, les producteurs et autres acteurs du secteur cacao-café en sortiront satisfaits.

Vive l’arrondissement de Bankim !

Vive la Région de L’Adamaoua !

Vive le Cameroun et son illustre chef de l’Etat, le Président de la République, premier producteur, Son Excellence Paul BIYA,

Je vous remercie !

Sa Majesté NJOWE Philippe

Représentant des producteurs de la région de l’Adamaoua